Moissac, ville d’Histoire et ville d’eau

Abbatiale Saint-Pierre de Moissac

Située en bord de Tarn, érigée au pied de coteaux bien ensoleillés, la ville de Moissac a toujours joui d’une localisation valorisante. Connue dès l’époque romaine, elle devient une cité historique réputée à partir du XIIe siècle.

Département : Tarn-et-Garonne (82)
Direction : Moissac
Départ : Place des Récollets
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La légende la voudrait fondée par Clovis lui-même après qu’il eut remporté sa victoire sur les Wisigoths au début de VIe siècle. Mais les fouilles archéologiques invalident le mythe : Moissac fut d’abord une cité romaine. Son apogée elle l’atteint au XIe siècle, lors de son rattachement à la très puissante Abbaye de Cluny. Dès lors l’abbé de Moissac occupe la seconde place dans la hiérarchie de ces ordres monastiques. Rayonnant sur le sud-ouest du royaume de France, son statut régalien en fait la confrérie monastique la plus éminente de la région. Elle devient dès lors une étape majeure sur les Chemins de Saint Jacques de Compostelle.

L’Abbatiale Saint-Pierre de Moissac

Classée aux Monuments historiques depuis l’inventaire de 1840, inscrite avec son célèbre cloître au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’Abbaye Saint-Pierre de Moissac est un édifice religieux de réputation internationale. Le vestige d’époque le plus ancien est le fameux clocher-porche élevé en 1120 et qui s’impose encore aujourd’hui comme l’image indissociable de la cité. Lorsqu’on découvre Moissac, sa silhouette typique s’impose d’emblée aussitôt que l’on emprunte la rue de la République depuis la place centrale des Récollets. Parvenu au seuil de l’Abbatiale, le tympan du portail sud déploie toute sa splendeur. Sculpté entre 1110 et 1130, il révèle au grand jour le plus célèbre Christ en majesté de l’époque romane. Autour de la figure céleste entièrement auréolée de fleurons et de palmes est décrite la vision de l’Apocalypse selon saint Jean. La pièce maîtresse de la façade n’est cependant qu’une introduction aux splendeurs de l’œuvre sculpturale : le clou du spectacle se tient dans le cloître. Considéré comme l’un des plus beaux monuments d’Europe, il compte 76 chapiteaux sculptés qui plongent le spectateur dans le vertige du bestiaire et des symboles médiévaux. Ces merveilles du XIIesiècle feraient presque oublier la nef de l’abbatiale, d’époque gothique plus récente. Entièrement peinte de motifs décoratifs, elle abrite d’autres pièces remarquables. On compte parmi elles un orgue construit par Aristide Cavaillé-Coll, célèbre facteur du XIXe siècle, ou bien une remarquable scène en bois sculptée du XVe siècle figurant la mise au tombeau.

Moissac au fil de l’eau

À 20 minutes à pied du centre historique, la ville de Moissac débouche sur les berges du Tarn juste avant sa confluence avec la Garonne. Elle accueille au même endroit le Canal de Garonne qui assure la liaison navigable de Toulouse à Bordeaux. La présence du fleuve et des voies d’eau s’est accompagnée de la construction d’ouvrages de franchissement d’intérêt architectural. Le plus monumental est le pont Napoléon, dont la construction initiée par Napoléon Ier fut achevée par Napoléon III. L’ouvrage offre une très belle vue sur le fleuve. Par une rampe située à son entrée rive gauche on accède à un petit square que prolongent une succession de charmantes promenades tout le long de la berge. Quelques édifices d’agrément confèrent à ces lieux le charme d’une douce France qui fut celle des guinguettes. À cet endroit le fleuve est suffisamment large et paisible pour que s’y pratique divers sports nautiques qui animent le paysage. En laissant libre cours à la flânerie on ne tarde pas à trouver un alignement de péniches amarrées à la berge qui sont autant de résidences charmantes et cosmopolites. Plus loin encore se présente une allée ombragée que l’on suit au fil du canal et de ses écluses. Si l’on pousse jusqu’au bout on parvient à un autre ouvrage d’exception : le pont-canal du Cacor qui permet aux bateaux de plaisance de franchir le Tarn sur un ouvrage en surplomb de 356m de long supporté par 15 arches. Appareillé de briques foraines et de pierres du Quercy il est le plus grand pont-canal du paysage de France.


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De Saint-Antonin-Noble-Val à Sainte Sabine

saint-antonin-noble-val

Au départ du remarquable village médiéval de Saint-Antonin-Noble-Val, une balade sur le causse d’Anglars à la découverte d’un milieu naturel protégé.

Département : Tarn-et-Garonne (82)
Direction : Saint-Antonin-Noble-Val
Départ : parking du chemin du Lavoir
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Saint-Antonin-Noble-Val est l’un des plus pittoresques villages médiévaux érigés le long des gorges de l’Aveyron. La cité se visite en empruntant le « circuit du patrimoine » équipé d’un balisage qui permet de découvrir chaque point d’intérêt faisant l’authenticité historique du bourg. Cette visite à elle seule mérite le détour tant le lieu garde intacte la mémoire de son histoire. L’implantation du village dans le paysage est elle-même spectaculaire : édifié au bord de l’Aveyron qu’il domine, il est lui-même surplombé par les grandes falaises des Causses.

La boucle qui mène de Saint-Antonin-Noble-Val à Sainte Sabine emprunte un petit sentier qui démarre sur la rive gauche du pont. L’ascension est régulière et se déroule entre des haies de buis centenaires. Elle offre de nombreuses percées sur les vertigineuses falaises qui bordent le chemin. Une fois parvenu en haut du plateau se dévoile alors un large panoramique culminant au-dessus des gorges de l’Aveyron. Le point sommital est d’altitude suffisante pour que s’élancent d’ici les parapentes et les deltaplanes. À partir de là toute la balade se déroule en plateau et le sentier quitte assez rapidement la position dominante pour s’ouvrir sur la campagne des causses.

L’intérêt sur le plateau réside en l’existence du sentier d’interprétation « Lou Finot » qui jalonne le parcours de panneaux illustrés consacrés à la découverte des milieux naturels du Causse d’Anglars. Révélée par les commentaires, toute la diversité du milieu caussenard se dévoile : pelouses sèches, genévriers, buis, orchidées sauvages, chênes pubescents retrouvent ainsi leurs noms. En ces terres pastorales, faune et flore dévoilent une véritable profusion bien préservée par un environnement d’exception, le territoire de Saint-Antonin-Noble-Val se trouvant intégré aux réseaux Natura 2000.

La balade en détail

Altitude min/max : 126m/348m
Longueur balade : 15 km
Dénivelé cumulé : 450 m
Durée moyenne : 4h30
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