Toulouse, du Jardin au Musée

Musée des Augustins - Toulouse

Toulouse, la Ville Rose, se pare aussi de vert avec son Jardin des Plantes. Il se situe à proximité de l’un des quartiers les plus anciens de la ville, établi autour de la Cathédrale Saint-Étienne. Celle-ci voisine le musée des Augustins où sont conservées les collections historiques de peintures et de sculptures.

Entre Jardin des Plantes et Museum

Offrant sept hectares de verdure, riche d’un millier d’espèces végétales dont certaines centenaires, le Jardin des Plantes est le lieu le plus bucolique de Toulouse. Ornementé de sculptures, agrémenté d’un relief paysager et de plans d’eaux fréquentés par les cygnes et les canards, le site possède tous les charmes des jardins d’acclimatation d’antan. Manèges et promenades en poney complètent l’animation et participent d’une ambiance un peu hors du temps. Pour couronner l’ensemble, le Museum d’Histoire Naturelle établi au même endroit embellit le paysage par ses collections extérieures de plantes rares. Quelques vestiges de bâtiments anciens, dont la porte Bachelier qui orna jadis l’entrée du Capitole au XVIe siècle, ont été réédifiés sur le site et lui confèrent une patine patrimoniale. Contribuant à la variété de la promenade, une passerelle permet de rallier le Grand Rond, un autre jardin public de forme circulaire mais de taille plus modeste. De ce point central, il est plaisant de gagner l’un des plus vieux quartiers de Toulouse adossé à la cathédrale Saint-Étienne.

Autour de la cathédrale Saint-Étienne

En toute proximité du Grand-Rond et du Jardin des Plantes se trouve le Palais Niel. L’édifice abrite l’État-Major des Armées et se trouve être une pièce architecturale majeure du XIXe siècle toulousain. Son élégante façade se déploie le long de la rue Montoulieu Saint-Jacques qui conduit au cœur du quartier historique de Saint-Étienne. Regroupant résidences bourgeoises et aristocratiques, cette partie de Toulouse est agrémentée de calmes ruelles où se fréquentent galeries d’art, boutiques d’antiquaires et petits restaurants. Quelques fontaines ornementent de petites places publiques et permettent de se repérer dans cet entrelacs de rues étroites. L’œuvre architecturale maîtresse du quartier est la cathédrale Saint-Étienne, qui marque le centre historique de Toulouse. Elle témoigne de son plus ancien passé à travers son étrange configuration qui associe une nef romane datant du XIe siècle à une nef gothique qui lui fut tardivement greffée selon un plan désaxé tout à fait singulier. La partie gothique est riche de nombreuses chapelles et se trouve équipée d’un orgue de tribune et d’un orgue de chœur qui en font un lieu de concert privilégié. Le clocher quant à lui  abrite un carillon ainsi que les plus anciennes cloches de la ville.

Le musée des Augustins

Établi sur le site de l’ancien couvent des Augustins construit au XIVe siècle, le Musée des Augustins abrite depuis deux cents ans une importante collection de peintures et de sculptures. Celle-ci s’est constituée à la suite de la Révolution française à partir d’un fonds issu de l’Académie royale des sciences et des arts. Régulièrement enrichie au cours au fil de l’Histoire, la collection compte plus de quatre mille pièces. Elle offre un vaste panorama de l’art occidental qui s’étend de la sculpture romane jusqu’aux écoles picturales ou sculpturales de la fin du XIXe siècle. Quelques œuvres remarquables y sont conservées comme Le Christ en croix de Rubens ou le Portrait de la baronne de Crussol par Élisabeth Vigée Le Brun. Les salles du musée se distribuent autour d’un cloître dont la partie centrale est aménagée selon le plan des jardins médiévaux. Il offre l’occasion de pauses bucoliques au fil des déambulations qui mènent des collections du rez-de-chaussée jusqu’à la grande galerie de peintures et de sculptures située à l’étage de l’aile ouest.

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À proximité du quartier Saint-Étienne, nous recommandons un restaurant où se confectionne une cuisine goûteuse et soignée : Chez Yannick.

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Toulouse, du Capitole aux quais de Garonne

Place du Capitole – Toulouse

Dans l’ancienne Occitanie on l’appelait Tolosa. Durant près d’un siècle elle fut la capitale du royaume des Wisigoths qui avaient édifié leur palais au-dessus de la Garonne. Elle est aujourd’hui la plus grande métropole de la région Occitanie / Pyrénées Méditerranée. Fleuron de l’aéronautique internationale, elle est aussi une ville qui dévoile ses richesses patrimoniales du Capitole aux quais de Garonne.

Département : Haute-Garonne (31)
Direction : Toulouse
Départ : Place du Capitole
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La place du Capitole

Toulouse est surnommée Ville rose à raison de son architecture de briques et de tuiles en terre cuite. Pour la découvrir le meilleur rendez-vous est sur la place du Capitole. Située au cœur de la cité, elle se distingue par son Hôtel de Ville dont la façade spectaculaire, appareillée de pierres calcaires et de briques, date du XVIIIe siècle. Le lieu abrite par ailleurs le célèbre Opéra qui est aussi le siège de l’Orchestre National du Capitole. L’édifice se dresse sur une vaste esplanade où cafés et restaurants de qualité assurent l’accueil tout autour. Au cœur de l’Hôtel de Ville se trouve une cour intérieure historique qui mène de la grande place centrale vers le jardin et le donjon du Capitole où siège l’Office du Tourisme. Au passage, par un accès intérieur ouvert au public, il est possible de gagner l’étage pour admirer la Salle des Illustres, lieu d’apparat tout ornementé de peintures murales portant signatures de maîtres locaux.

La Basilique Saint-Sernin

Plusieurs rues dont le tracé date de l’époque romaine convergent vers la place du Capitole. La plus célèbre est la rue du Taur qui conduit vers le nord jusqu’au joyau de l’époque romane : la basilique Saint-Sernin, classée aux monuments historiques et à l’inventaire de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Typique par son clocher octogonal qui domine les toits de la ville, l’édifice religieux est doté d’une remarquable nef de 115 m de longueur et de 21 m de hauteur, au bout de laquelle trône le monumental baldaquin commémorant le martyr de Saint-Saturnin. Le monument abrite également un orgue de réputation internationale qui en fait un lieu de concert particulièrement prisé. Tout près du monument religieux se tient le musée Saint-Raymond qui regroupe également des vestiges paléo-chrétiens ainsi qu’une remarquable collection de sculptures et objets antiques. Car Toulouse et sa région furent particulièrement florissantes à l’époque romaine.

La place Saint-Pierre

Depuis la basilique Saint Sernin, une rue transversale permet de gagner les bords de Garonne en empruntant la rue Valade. Au passage il convient de ne pas manquer l’entrée discrète située au n° 21 : en poussant la porte on se retrouve à l’intérieur de l’église SaintPierre des Chartreux, séparée en deux nefs successives par un maître-autel central. Le lieu est riche de peintures et sculptures dont l’ensemble le plus édifiant se trouve dans le chœur des moines Chartreux. Notons que l’endroit abrite également un orgue classé aux monuments historiques. Au sortir de l’église, la rue Valade débouche sur la place Saint-Pierre, haut lieu des nuits toulousaines, bordé de cafés aux réputations festives. À cet endroit la vue s’ouvre sur la Garonne où la place prolongée en gradins fait face au Dôme de la Grave qui confère à Toulouse sa silhouette aux accents vénitiens. Donnant sur cette même place se dresse également un autre édifice religieux aux vestiges très anciens : Saint-Pierre-des-Cuisines, transformé en auditorium réputé.

Les quais de Garonne

Depuis la place Saint-Pierre l’invitation est donnée de poursuivre sur les quais de Garonne. La promenade peut s’engager soit en suivant les berges du fleuve, soit en surplomb. Quelle que soit la voie choisie, le point de vue donne sur le très ancien Hôtel-Dieu Saint-Jacques et l’un des plus fameux ponts de la ville : le Pont-Neuf qui relie le cœur de la ville ancienne au quartier de Saint-Cyprien. Au bout de la promenade se présentent les quais de la Daurade où l’on trouve un jardin aménagé qui est aussi un embarcadère pour des croisières sur le canal du Midi. On retrouve au même endroit des cafés conviviaux dont les terrasses ensoleillées sont propices à la nonchalance méridionale. La place tient son nom de la très ancienne basilique Notre-Dame de la Daurade, ainsi baptisée pour les mosaïques parées d’or qui l’ornementait par le passé. Elle abrite aujourd’hui un sanctuaire dédié à la Vierge Noire à l’instar de celui que l’on peut retrouver à Rocamadour.

Le couvent des Jacobins

Pour quitter la place de la Daurade, le plus judicieux est d’emprunter la rue Gambetta qui mène vers une autre architecture majeure de la ville de Toulouse : le couvent des Jacobins édifié au XIIIe siècle. Le premier élément de l’ensemble, l’église des Jacobins, se présente comme un édifice rigoureux et altier, aux parois et contreforts entièrement appareillés de briques. L’impression massive des extérieurs est bouleversée aussitôt que l’on pénètre à l’intérieur. La nef atteint des hauteurs inattendues, baignant dans une claire lumière qui met en valeur de puissants piliers centraux prolongés par des arcs déployés en palmiers. Uniques en leur genre, ces vertigineuses colonnades palmiformes ont propulsé l’église au rang des plus beaux édifices de l’Europe chrétienne. Notoriété qui fut décuplée après que se fut établi un pèlerinage sur les reliques de Saint Thomas d’Aquin dont le corps repose là. Le charme tout en contraste du couvent des Jacobins trouve sa pleine expression en poursuivant par la découverte des autres parties de l’édifice : le cloître, la salle capitulaire, la chapelle et le monumental réfectoire. À l’issue de la visite il est plaisant de regagner la place du Capitole toute proche pour s’asseoir à l’une des nombreuses et avenantes terrasses. De la place elle-même, depuis son aile sud, on pourra admirer en surplomb des toitures le clocher octogonal des Jacobins, illuminé chaque soir.

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Sur la place du Capitole nous conseillons deux établissements gastronomiques :

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Du lac de Saint Ferréol à Peyrebazal

lac de Saint Ferréol

Implanté en balcon au-dessus du lac, la balade de Saint Ferréol à Peyrebazal offre un point de vue panoramique remarquable sur le lac et les collines du Lauragais.

Département : Haute-Garonne / Tarn
Direction : Saint Ferréol
Départ : avenue Paul Riquet
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Situé au-dessus de Revel, le lac de Saint Ferréol est un lieu de loisir et de villégiature très prisé. À la belle saison sa fréquentation est assez dense. Les loisirs y sont variés et l’on peut y pratiquer la baignade comme la pêche. Le plan d’eau lui-même a une valeur historique : issu des travaux engagés par Pierre-Paul Riquet au XVIIe siècle, il a fonction de recueillir les eaux de la Montagne Noire pour alimenter le canal du Midi. Depuis ce site très attractif il est également possible de faire quelques balades sur les reliefs qui l’entourent. L’une d’entre elles permet de grimper de Saint Ferréol à Peyrebazal qui culmine sur une hauteur panoramique d’environ 600 mètres d’altitude.

La balade démarre en empruntant le cheminement forestier qui surplombe la berge nord-est du lac de Saint-Ferréol. Elle se déroule en deux boucles qui permettent d’explorer différentes ambiances de la Montagne Noire. La première séquence emprunte un petit sentier à flanc de colline. Il s’enfonce dans un sous-bois arbustif et suit le cours du Laudot, petit ruisseau torrentueux qui alimente le lac. On longe également à cet endroit la Forêt de l’Aiguille située sur le versant opposé. Le trajet est tout le long engagé sur le registre de la montée. Au fur et à mesure que l’on gagne en altitude, l’environnement devient changeant et l’on parvient au bout du chemin sur une lande bordée d’une forêt de résineux. C’est le point d’articulation avec la seconde séquence de la balade.

Le cheminement s’engage dès lors dans les bois, typiques des ambiances forestières de la Montagne Noire. La progression se fait sans difficulté, l’altitude étant relativement constante sur ce trajet. Les zones buissonnantes sont parfois denses et il n’est pas impossible d’y croiser quelques animaux sauvages comme les biches ou les chevreuils. Au sortir de la forêt on retrouve un chemin de landes qui contourne un calvaire implanté sur le point culminant de la balade. La vue à cet endroit domine le site. Un panorama imprenable sur tout le Lauragais et le bassin de Saint Ferréol en contrebas forme le clou du spectacle.

La balade en détail

Altitude min/max : 357 m/604 m
Longueur balade : 13 km
Dénivelé cumulé : 560 m
Durée moyenne : 4h10
Télécharger le tracé (.gpx)


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Du lac de Saint Ferréol au Roc de l’Aze

lac de saint ferreol - roc de l'aze

Très fréquenté pour la qualité de son site, le lac de Saint Ferréol est aussi le point de départ d’une balade panoramique sur les contreforts de la montagne Noire.

Département : Haute-Garonne / Tarn
Direction : Saint Ferréol
Départ : avenue Paul Riquet
Situer sur la carte

Le lac de Saint Ferréol se situe à cheval sur les territoires du Tarn et de la Haute-Garonne, au pied de la montagne Noire. Les agréments du plan d’eau en font un site très fréquenté. De nombreux hôtels, restaurants et campings assurent tout autour l’accueil et l’animation. Une promenade plaisante est aménagée en périphérie du plan d’eau. Elle permet d’en effectuer le tour sur un parcours boisé bien entretenu. Mais les premiers reliefs de la montagne Noire sont aussi le cadre de balades qui permettent de s’éloigner des zones fréquentées. La montée vers le roc de l’Aze qui culmine à 620 métres au-dessus du lac en est une occasion.

La balade débute en longeant le lac par sa rive est pour rallier une piste qui grimpe vers les crêtes. Le chemin, large et bien tracé, ne pose jamais de difficultés. Il se faufile entre bois de résineux et vastes clairières peuplées de genêts et fougères. Il croise quelques zones habitées très clairsemées et traverse parfois des séquences forestières plus sombres, typiques des sous-bois de la montagne Noire. L’accès à la crête est progressif. Lorsque l’on y parvient le panorama jusqu’à lors occulté par les vallonnements et les forêts dévoile son étendu.

L’intérêt de la balade tient à la fois à son caractère bucolique et à sa vue imprenable sur le Lauragais et les sommets lointains de l’Ariège. On trouvera d’ailleurs sur le parcours une table panoramique permettant de repérer les sites majeurs visibles de l’endroit. Sans difficulté particulière la balade est cependant conséquente en longueur et le retour vers le lac demande un tout petit peu de réserve et d’entraînement. Le parcours final aboutit sur la rive ouest du plan d’eau, au niveau de la longue digue conçue au XVIIe siècle par Pierre-Paul Riquet. De cet endroit, l’option se présente de contourner le lac par l’une ou l’autre rive afin de rallier le point de départ. Quelle que soit la voie choisie, chacune permet de conclure la balade par un contournement plaisant du beau lac de Saint Ferréol.

La balade en détail

Altitude min/max : 328 m/628 m
Longueur balade : 18 km
Dénivelé cumulé : 530 m
Durée moyenne : 4h30
Télécharger le tracé (.gpx)

La balade du lac de Saint Ferréol au Roc de l’Aze


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