La citadelle de Rocamadour

Rocamadour - Grands sites Occitanie

Classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, la citadelle de Rocamadour est l’une des étapes majeures du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Exceptionnelle par son architecture et son implantation elle figure également aux catalogues des Grands Sites Nationaux et des Grands sites Midi-Pyrénées.

Département : Lot (46)
Direction : Rocamadour
Départ : parking du Château
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Édifiée sur une falaise au cœur du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, la citadelle de Rocamadour domine la vallée de l’Alzou depuis l’époque médiévale. L’origine du nom de Rocamadour est incertaine. L’approche historique le suppose formé sur l’appellation archaïque de Rocamajor, qui désigne un abri sous roche de taille majeure. L’hypothèse est assez logique : les creusements naturels du site servirent d’habitat dès la préhistoire. Dans le récit religieux du XIIe siècle le nom revêt une autre origine : il daterait de 1166, année où fut exhumé de la falaise le corps intact d’un ermite baptisé Amadour. C’est à l’endroit même de la découverte que fut édifiée la Chapelle Notre-Dame qui abrite la célèbre Vierge Noire. La réputation miraculeuse de Rocamadour grandissant durant tout le XIIe siècle, la « citadelle de la Foi » devint un haut lieu de pèlerinage qui compta jusqu’au roi Saint-Louis parmi ses visiteurs.

L’ensemble architectural est suspendu en ciel et terre sur une paroi de 150 mètres de hauteur. Il est étagé sur trois niveaux : le château et ses fortifications qui dominent la falaise, la cité religieuse située à mi-hauteur et la grande rue bordée de maisons médiévales et d’échoppes au niveau inférieur. Cet étagement est hérité de l’organisation sociale du Moyen Âge : noblesse à l’étage supérieur, clergé au centre de la cité et monde laïque au niveau le plus proche de la vallée. Pour desservir cette organisation verticale, deux ascenseurs équipent aujourd’hui le site : l’ascenseur incliné dont la gare supérieure se situe sur le parking du château et l’ascenseur vertical qui navigue entre la rue inférieure et l’entrée du chemin de croix. L’accès à la cité de Rocamadour est exclusivement pédestre. De nombreux parcs de stationnement sont établis tout autour du site, au niveau inférieur comme au niveau supérieur.

La balade dans la citadelle de Rocamadour peut s’effectuer depuis le haut ou depuis le bas. La voie basse emprunte les portes fortifiées du niveau inférieur et débute par la rue centrale bordée de commerces. À l’opposé, le départ depuis le parking du château mène d’abord à la cité religieuse après avoir descendu le chemin de croix. Cette voie offre quelques intérêts paysagers sur la vallée et la citadelle en contrebas. La structure en étages permet de bien distinguer les différentes étapes de la visite. Elle s’avère panoramique en partie supérieure, intimiste au cœur des sanctuaires, animée sur la rue commerçante du palier inférieur. Le complexe religieux est le cœur de la balade et forme l’ensemble architectural le plus spectaculaire. Il se compose d’un palais abbatial, d’une basilique et de sept chapelles. Il est relié à la rue centrale par un escalier monumentale de 216 marches que les pèlerins montaient rituellement à genoux pour faire pénitence. Le style actuel du palais abbatial se distingue du style médiéval environnant par ses formes néo-gothiques et romantiques revisitées au XIXe siècle.

Quelle que soit l’entrée choisie, la balade dans la citadelle de Rocamadour n’est complète qu’à condition d’en parcourir les trois étages. Malgré la déclivité et le dénivelé, le cheminement ne présente aucune difficulté, d’autant qu’il s’accompagne de nombreuses pauses. La fréquentation par contre peut s’avérer assez dense, la citadelle de Rocamadour recevant près d’un million et demi de visiteurs par an. Pour l’anecdote gastronomique, on retiendra que Rocamadour a conféré son nom à un petit fromage de chèvre réputé dont l’appellation d’origine est protégée. Il est possible d’en apprécier les accommodements gastronomiques au restaurant Jehan de Valon qui est la table que nous y recommandons dans notre Occitanie Secrète.

À visiter à proximité de Rocamadour :

La balade dans la citadelle de Rocamadour

Altitude min/max : 170 m/265 m
Longueur balade : 3 km
Dénivelé cumulé : 415 m
Durée moyenne : 3h30 (avec pauses et visites)

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La cité épiscopale d’Albi

Cité épiscopale d'Albi

Classée depuis 2010 au patrimoine de l’UNESCO, la cité épiscopale d’Albi est sans aucun doute l’un des plus grands trésors historiques et architecturaux de la région d’Occitanie.

Département : Tarn (81)
Direction : Albi
Départ : parking du Jardin National
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Établie sur les bords du Tarn qu’elle domine, la cité épiscopale d’Albi se distingue par la présence imposante de la cathédrale Sainte-Cécile, érigée entre les XIIIe et XVe siècles. L’édifice religieux est unique en son genre, tant par ses dimensions que par son style gothique méridional, entièrement appareillé de briques. Sa silhouette majestueuse est valorisée par l’ensemble qu’elle forme avec le Palais de la Berbie et ses jardins aménagés en balcon au-dessus du Tarn.

Albi et la cathédrale Saint Cécile

Pour découvrir la cité épiscopale d’Albi, la balade suit un tracé reliant les lieux majeurs du patrimoine architectural et muséal local. Le parcours démarre sur la place du Vigan, promenade moderne et cœur d’activité de la ville. Il s’engage ensuite dans les rues anciennes du centre, toutes témoins de leur passé médiéval. Le tracé passe d’abord par devant la Collégiale Saint-Salvi qu’il est intéressant de visiter, en particulier pour son cloître. Puis on parvient assez rapidement sur la grande place Sainte Cécile où s’impose la monumentale architecture de la cathédrale. Franchies les dentelles de pierre qui ornent le baldaquin d’entrée, la nef révèle une richesse architecturale et picturale d’exception. La scène du Jugement dernier est particulièrement célèbre. La poursuite de la visite par le déambulatoire permet d’apprécier l’admirable jubé.

Albi et les musées

En suivant, il est conseillé d’enchaîner sur le palais de la Berbie, ancienne résidence épiscopale située juste derrière. Il abrite le musée Toulouse Lautrec où la visite des collections s’impose. Après avoir apprécié l’œuvre de ce peintre célèbre du XIXe siècle, il ne faut pas manquer de gagner les jardins du palais, étagés en balcons au-dessus du Tarn. Après cette escale paysagère, on quitte ensuite la partie haute de la ville pour traverser le Pont Vieux. On gagne ainsi le quartier ancien situé sur la rive droite du Tarn. On y trouve le musée La Pérouse, autre célébrité locale et navigateur émérite qui naquit à Albi en 1741. Il s’y retrace le récit historique de son expédition autour du monde et l’on peut y voir les vestiges des campagnes de fouilles effectuées sur l’île de Vanikoro où il avait fait naufrage en 1788.

Albi et les bords du Tarn

Quittant le musée, vient le moment de regagner la rive gauche du Tarn en empruntant le monumental Pont-Neuf. Parvenu de l’autre côté l’opportunité se présente de redescendre par un petit chemin vers une promenade aménagée sur les berges du fleuve. Elle offre des vues en contre-plongée sur la remarquable infrastructure du pont tout en profitant d’un tableau imprenable sur les anciens Moulins Albigeois qui dominent l’autre rive. Le chemin remonte ensuite vers la ville haute, par derrière la cathédrale. C’est l’occasion de faire un petit détour par le quartier médiéval du Castelviel où l’on peut admirer les plus anciennes maisons d’Albi. La boucle s’achève au retour en parcourant à nouveau les ruelles pittoresques des vieux quartiers. On débouche au final sur la Scène Nationale, architecture contemporaine méritant le détour pour sa prouesse technologique et sa monumentale résille visant à concilier l’édifice avec le patrimoine classé.

Classements de la Cité Épiscopale d’Albi
○ Patrimoine mondial de l’UNESCO : http://whc.unesco.org/fr/list/1337
○ Grands Sites Midi-Pyrénées

La balade dans la cité épiscopale d’Albi


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