Domaine Plageoles

Domaine Plageoles - Photo Myriam Plageoles

Au domaine Plageoles on parle le Gaillac. Non pas le Gaillac technique, mais le Gaillac authentique : celui qui puise ses mots au plus profond de l’histoire du vignoble. Car chez Plageoles on entre dans le domaine de l’histoire dont sont dépositaires six générations de vignerons.


La science des cépages

Au Domaine Plageoles tout repose sur une tradition de l’observation et de la transmission. Le grand livre d’histoire c’est Robert Plageoles, le père de Bernard, qui l’a ouvert puis qui l’a écrit à partir des années soixante-dix. À une époque où les vignobles de France souffraient du déclin de la diversité des cépages, l’homme s’est plongé dans l’histoire du terroir. Passionné d’ampélographie, cette science de la vigne, il a ressuscité les vieux cépages du gaillacois qui sommeillaient au conservatoire de Marseillan. Ondenc, Duras, Prunelart, Verdanel, Loin de l’Œil ont alors retrouvé leur terroir d’origine. Puis il a fallu du temps pour que le domaine de trente-deux hectares redevienne terre des cépages d’antan qui sont aujourd’hui la marque de fabrique des vins Plageoles. En vinification l’exigence de l’authenticité est poussée dans le moindre retranchement : lorsque le vieillissement s’impose, il se fait en demi-muids traditionnels de six cents litres, fabriqués en chêne de la forêt de Grésigne.

Le mono-cépage comme tradition

Au domaine Plageoles on respecte la terre, la plante et le fruit : toute la production est cent pour cent biologique et vendangée à la main. Les vignes sont cultivées en gobelet, sans palissage, offrant aux fruits un ombrage naturel durant les plus chaudes journées d’été. Le rythme de la terre et de la nature sont respectés avec toute la sagesse et le savoir acquis au fil des générations. Les parcelles des différents cépages se côtoient et l’on extrait de chacune un vin spécifique. Ne cherchez pas chez Plageoles des appellations littéraires : chaque vin est élaboré à partir des purs moûts d’un seul cépage et dont le nom signe l’étiquette. On en fait ici une image de marque : Ondenc sec, Mauzac vert, Mauzac noir, Verdanel, etc. Les cuvées en AOC côtoient celles des Vins de France car chez Plageoles on marie tradition et parti-pris, dans un esprit de liberté salutaire pour la vigne. N’oublions que la maison revendique le slogan de terroiristes, bien mis en valeur par une affiche dans le caveau de dégustation.

Vin de Voile et méthode ancestrale

Hormis cette signature du domaine portant sur l’élaboration de vins mono-cépage, deux cuvées phares se distinguent : la première est le Vin de Voile™, la seconde est le Mauzac Nature issu de la méthode gaillacoise ancestrale. Vieilli durant sept ans en fût de chêne dans le chai le plus ancien du domaine, le Vin de Voile™ est un produit d’exception, tout à la fois sec et particulièrement aromatique. Élaboré sans ouillage, il tire son nom de la fine pellicule de levures qui se déposent à la surface du vin au fil d’une lente vinification. Dévoilant dans le verre une robe dorée, il exprime à la dégustation toute la puissance d’une élaboration à l’ancienne. Il porte en arôme et en bouche la riche signature du terroir. La tradition est également préservée et respectée avec les cuvées de Mauzac Nature, qui permettent d’apprécier l’authentique effervescence des vins ancestraux du gaillacois.

verre de vininterdit aux blaireaux https://www.vins-plageoles.com/


Domaine Plageoles
Très Cantous
81140 Cahuzac-sur-Vèremap markerSituer sur la carte
05 62 28 02 21


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Domaine Causse Marines

Domaine Causse Marines

Patrice Lescarret est né à Bordeaux, a grandi à Bordeaux et met encore les voiles à Bordeaux. Mais lui parler du Bordeaux c’est en vain. Il se fiche de l’étiquette : parlons plutôt du vin. Car Patrice Lescarret n’est pas seulement vigneron : il fait du vin.


Bio d’accord, biodynamique d’abord

C’est en 1993 que Patrice Lescarret s’est installé sur le Causse Marines. Le domaine s’étend en sommet de colline : une enfilade de vignes déployées sur douze hectares, non palissées, presque sauvages. Des vignes qui dansent sur une terre maigre, calcaire. Des vignes qui poussent, sous le ciel, sous le soleil, sous la lune. Des vignes qui vivent, comme elles ont toujours vécu : au rythme des jours, au rythme des saisons, au rythme du vent et de la pluie, au rythme des planètes et des marées. La viticulture au Causse Marines est biodynamique, strictement biodynamique. Elle respecte la vigne, elle prend soin des sols, elle découpe le travail du vigneron selon les exigences de la plante et du calendrier cosmique. De toute cela, le raisin est le fruit.

Le vin sans dessus dessous

Pour produire du vin il a fallu tout retourner. Non seulement la terre, mais aussi la manière de penser le vin, de nommer le vin. Il a fallu labourer large, casser l’ordre établi des mots et des appellations. Juste pour faire du vin digne de la table. Avec du Mauzac on a fait du Zacmau, avec le Duras on a produit du Rasdu. On comprend que la norme n’est pas loi ici. La seule loi du Causse Marines est celle de la vigne et du vin. Dans un monde où la chimie ne tourne pas rond, il s’est agi de renverser l’ordre du monde comme l’ordre établi des mots. De ce renversement est né le vin, ou plutôt a ressuscité le vin. Car il dormait là, dans les vignes anciennes ravivées par sélection massale. Il manquait juste le geste, la patience et l’intelligence du vigneron pour réveiller le goût du vin. Racine après feuille, feuille après fleur, fleur après fruit.

Ecce Terra, Et Cætera

Au Causse Marines, dans le chai, le vin s’élève presque seul, avec l’alliance féconde des levures indigènes. On veille sur les cuves comme en maternité on veille sur les couveuses. On respecte le vin, on ne le bouscule pas. On écoute le chant des vignes, celui de l’Ondenc, du petit Manseng, et de tous les frères et sœurs de cépage qui chantent dans les cuves. On ne colle pas, on ne filtre pas forcément, on ne chaptalise pas. On écoute le vin. Et au bout du compte on tire le fruit de la métamorphose : la cuvée de Syrah mute en 7 Souris, tandis que celui qui coulait la bulle s’éveille au destin des Raides Bulles. Et si vous n’avez rien compris à cette histoire de vin, c’est que vous ne savez pas lire les étiquettes : le Causse Marines est interdit aux blaireaux. Ça vous choque ? tant pis pour vous ! Avec Patrice Lescarret, c’est Causse toujours, sans chichis et juste le vin comme Présqu’ambulles. Pour le reste : Mysterre

vignesinterdit aux blaireaux http://www.causse-marines.com/


Domaine Causse Marines
Patrice Lescarret et Virginie Maignien
Le Causse
81140 VIEUXmap markerSituer sur la carte
05 63 33 98 30

verre de vin Caveau de dégustation : restaurant Vigne en Foule, à Gaillac.


Moissac, ville d’Histoire et ville d’eau

Abbatiale Saint-Pierre de Moissac

Située en bord de Tarn, érigée au pied de coteaux bien ensoleillés, la ville de Moissac a toujours joui d’une localisation valorisante. Connue dès l’époque romaine, elle devient une cité historique réputée à partir du XIIe siècle.

Département : Tarn-et-Garonne (82)
Direction : Moissac
Départ : Place des Récollets
Situer sur la carte

La légende la voudrait fondée par Clovis lui-même après qu’il eut remporté sa victoire sur les Wisigoths au début de VIe siècle. Mais les fouilles archéologiques invalident le mythe : Moissac fut d’abord une cité romaine. Son apogée elle l’atteint au XIe siècle, lors de son rattachement à la très puissante Abbaye de Cluny. Dès lors l’abbé de Moissac occupe la seconde place dans la hiérarchie de ces ordres monastiques. Rayonnant sur le sud-ouest du royaume de France, son statut régalien en fait la confrérie monastique la plus éminente de la région. Elle devient dès lors une étape majeure sur les Chemins de Saint Jacques de Compostelle.

L’Abbatiale Saint-Pierre de Moissac

Classée aux Monuments historiques depuis l’inventaire de 1840, inscrite avec son célèbre cloître au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’Abbaye Saint-Pierre de Moissac est un édifice religieux de réputation internationale. Le vestige d’époque le plus ancien est le fameux clocher-porche élevé en 1120 et qui s’impose encore aujourd’hui comme l’image indissociable de la cité. Lorsqu’on découvre Moissac, sa silhouette typique s’impose d’emblée aussitôt que l’on emprunte la rue de la République depuis la place centrale des Récollets. Parvenu au seuil de l’Abbatiale, le tympan du portail sud déploie toute sa splendeur. Sculpté entre 1110 et 1130, il révèle au grand jour le plus célèbre Christ en majesté de l’époque romane. Autour de la figure céleste entièrement auréolée de fleurons et de palmes est décrite la vision de l’Apocalypse selon saint Jean. La pièce maîtresse de la façade n’est cependant qu’une introduction aux splendeurs de l’œuvre sculpturale : le clou du spectacle se tient dans le cloître. Considéré comme l’un des plus beaux monuments d’Europe, il compte 76 chapiteaux sculptés qui plongent le spectateur dans le vertige du bestiaire et des symboles médiévaux. Ces merveilles du XIIesiècle feraient presque oublier la nef de l’abbatiale, d’époque gothique plus récente. Entièrement peinte de motifs décoratifs, elle abrite d’autres pièces remarquables. On compte parmi elles un orgue construit par Aristide Cavaillé-Coll, célèbre facteur du XIXe siècle, ou bien une remarquable scène en bois sculptée du XVe siècle figurant la mise au tombeau.

Moissac au fil de l’eau

À 20 minutes à pied du centre historique, la ville de Moissac débouche sur les berges du Tarn juste avant sa confluence avec la Garonne. Elle accueille au même endroit le Canal de Garonne qui assure la liaison navigable de Toulouse à Bordeaux. La présence du fleuve et des voies d’eau s’est accompagnée de la construction d’ouvrages de franchissement d’intérêt architectural. Le plus monumental est le pont Napoléon, dont la construction initiée par Napoléon Ier fut achevée par Napoléon III. L’ouvrage offre une très belle vue sur le fleuve. Par une rampe située à son entrée rive gauche on accède à un petit square que prolongent une succession de charmantes promenades tout le long de la berge. Quelques édifices d’agrément confèrent à ces lieux le charme d’une douce France qui fut celle des guinguettes. À cet endroit le fleuve est suffisamment large et paisible pour que s’y pratique divers sports nautiques qui animent le paysage. En laissant libre cours à la flânerie on ne tarde pas à trouver un alignement de péniches amarrées à la berge qui sont autant de résidences charmantes et cosmopolites. Plus loin encore se présente une allée ombragée que l’on suit au fil du canal et de ses écluses. Si l’on pousse jusqu’au bout on parvient à un autre ouvrage d’exception : le pont-canal du Cacor qui permet aux bateaux de plaisance de franchir le Tarn sur un ouvrage en surplomb de 356m de long supporté par 15 arches. Appareillé de briques foraines et de pierres du Quercy il est le plus grand pont-canal du paysage de France.


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Le désert de Saint Ferréol

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Le désert de Saint Ferréol est un lieu étrange qui se présente comme un causse dénudé au cœur des étendues forestières de la Montagne Noire.

Département : Tarn (81)
Direction : Dourgne
Départ : allée Saint Stapin
Situer sur la carte

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L’Occitanie se distingue par la variété de ses paysages. Les territoires intérieurs en sont exemplaires : aucun pays ne ressemble à son voisin et chaque département est doté d’un paysage singulier. Si l’Occitanie est une terre de contrastes, le désert de Saint Ferréol en est la démonstration. Situé sur les contreforts de la montagne Noire qui tire son nom du vert sombre de ses forêts, le désert de Saint Ferréol s’en distingue par son caractère dépouillé et rocailleux.

La balade qui y conduit démarre à Dourgne, petit village dominé par des crêtes de 550 m de hauteur couronnées d’un calvaire. L’altitude annoncée est modérée  mais la déclivité assez forte engage la promenade sur un registre un peu sportif. La montée vers le désert de Saint-Ferréol s’effectue sur un chemin assez large dans un environnement de moyenne montagne. Elle traverse des éboulis de schistes qui alternent avec des séquences de zones forestières plutôt riches en flore. L’ascension conduit progressivement vers des pâturages en crête. La progression sur le plateau se poursuit sans effort en suivant un fléchage qui mène à travers les prés jusqu’au désert de Saint Ferréol. La direction indiquée est celle de la Capelette, nom local donné à la chapelle édifiée à l’entrée du site.

Parvenu auprès du petit édifice religieux, on comprend que le panorama est le clou du spectacle, la chapelle se trouvant érigée sur un belvédère situé à 533 m d’altitude. Après avoir parcouru l’étendue des landes, des rochers et des herbes rases qui forment le désert, la vue plonge sur la vallée où elle embrasse des dizaines de kilomètres. Du promontoire où se tient la chapelle, on admire une succession de villages qui s’étirent du Lauragais jusqu’aux alentours de Castres, avec pour fond de scène les reliefs bleutés au-delà desquels se devinent les villes de Graulhet, de Lavaur ou de Toulouse.

Sur le désert de Saint Ferréol le temps passé se partage entre contemplation et déambulation sur la lande. Lorsque vient le moment du retour, deux options se présentent : soit refaire le chemin inverse, soit dévaler le petit sentier assez abrupt qui va de la Capelette jusqu’à Dourgne. Les conditions du terrain détermineront le choix le plus adapté, l’option du sentier, bien que plus courte, n’étant conseillée que par temps sec compte tenu de sa forte déclivité.

La balade sur le désert de Saint Ferréol

(version aller-retour)

Altitude min/max : 270 m/595 m
Longueur balade : 11 km
Dénivelé cumulé : 560 m
Durée moyenne : 3h30 (avec pause)
Télécharger le tracé (.gpx)


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Puycelsi et la forêt de Grésigne

Puycelsi

Le village de Puycelsi, au même titre que son voisin Castelnau-de-Montmiral, est une bastide fortifiée qui offre le cadre d’une balade en forêt de Grésigne, agrémentée par le plaisir de déambuler dans une place forte médiévale de renom.

Département : Tarn (81)
Direction : Puycelsi
Départ : parking de l’Office du Tourisme
Situer sur la carte

Au-dessus de la vallée de la Vère se trouve Puycelsi. Le village est immanquable : au détour d’un virage il surgit sur son promontoire, ceinturé par ses remparts du XIIIe siècle et son chemin de ronde. Son nom vient de son implantation : les romains l’avaient nommé podium celsium qui signifie plateforme en hauteur.  Il est classé parmi « Les Plus beaux villages de France » et bénéficie d’un environnement remarquable. Situé en lisière de la forêt de Grésigne, la plus grande de la région, sa silhouette se détache sur le vert profond des reliefs forestiers. De plus, il accueille sur les pentes des collines voisines le Conservatoire Régional d’Espèces Fruitières Anciennes et de Vignes. Trois mille arbres fruitiers agrémentent les faubourgs du village, offrant à ce lieu un écrin singulièrement bucolique.

Pour accéder au site, un parking est aménagé en contrebas de l’Office du Tourisme. De ce point de départ plusieurs balades rayonnent à travers campagne et forêt. L’une d’entre elles permet de gagner le hameau de Mespel. Le sentier traverse en premier lieu les vergers du Conservatoire des espèces fruitières et longe un ancien lavoir. De ce premier passage, la vue sur Puycelsi, que l’on appelle aussi « la forteresse des bois », permet de mesurer la beauté architecturale de la cité médiévale. Le parcours est ensuite balisé : il convient de suivre le fléchage du Sentier de Mespel qui conduit jusqu’au hameau après avoir grimpé sur les premiers contreforts de la forêt de Grésigne. Au terme de l’ascension effectuée sur un petit sentier forestier, on parvient sur un plateau. On y traverse quelques landes avant de rejoindre le petit groupement d’habitation.

Parvenu au hameau, une route goudronnée mène en quelques centaines de mètres jusqu’à la Chapelle Notre-Dame-des-Bois. Ce lieu paisible et hors du temps mérite une halte de quelques instants. L’édifice annonce un point de bifurcation vers une route forestière. On y circule en lacets sur les premières hauteurs de la forêt de Grésigne où dominent les chênes centenaires. Faune et flore sont ici foisonnantes tout autant que discrètes. Après avoir parcouru environ deux kilomètres sur cette route, se présente un sentier sur la droite dont il ne faut pas manquer l’entrée : il inaugure le chemin du retour. Il se faufile à travers bois, enchaînant des séquences forestières variées parfois animées par la présence du ruisseau de l’Audoulou. La déclivité est plutôt descendante et permet de regagner progressivement le point de départ, après avoir baigné dans l’ambiance bucolique des bois qui ceinturent Puycelsi. Parvenu auprès de l’Office du Tourisme, il reste tout loisir de visiter la cité médiévale et de faire une pause panoramique et pittoresque à l’intérieur de son enceinte.

La balade en détail

Altitude min/max : 194 m/352 m
Longueur balade : 8,5 km
Dénivelé cumulé : 360 m
Durée moyenne : 3h
Télécharger le tracé (.gpx)

La balade à Puycelsi


verre de vin À découvrir alentour : les Vignobles du Tarn.


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