Parler de Sète, c’est comme parler d’un univers à part entière. Parce que Sète est comme une île singulière. Sur la carte, elle semble reliée à la terre. Mais en vérité elle flotte entre la mer et l’étang de Thau. Sète est une île singulière parce qu’elle est aussi italienne. Continuer la lecture de « Sète est comme une île singulière »
Saint-Cirq-Lapopie
Édifié au sein du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, le village médiéval de Saint-Cirq-Lapopie est considéré comme l’un des plus beaux de France.
| Département : Lot (46) Direction : Saint-Cirq-Lapopie Départ : parking du village |
Son architecture et son implantation font le charme incomparable de Saint-Cirq-Lapopie. Le village est érigé sur un escarpement rocheux qui domine un large méandre du Lot d’une hauteur de plus de cent mètres. Le point de vue à cet endroit est stratégique et fit de Saint-Cirq-Lapopie une place de premier ordre à l’époque médiévale. L’histoire du village s’en trouva souvent bouleversée par les conflits territoriaux et religieux qui agitèrent le pays du Moyen-Âge à la Renaissance. Comptant encore un millier d’habitants au moment de la Révolution, la population s’est aujourd’hui réduite à deux cents résidents tout en restant un site hautement fréquenté pour son authenticité et sa valeur patrimoniale.
On accède à Saint-Cirq-Lapopie par une route qui serpente entre de petits bois de chênes, typiques des paysages lotois. Au sortir d’un virage surgit le village. Il se distingue par sa tour-clocher et le rocher en à-pic qui surplombe le Lot. Sur ce promontoire vertigineux fut établi au Xe siècle le premier château. Une forteresse plus élaborée le remplaça au XIIIe siècle. Il fut érigé par la famille seigneuriale des Lapopie auquel le rocher doit encore son nom. Il y côtoyait celui des Cardaillac, coseigneurs des lieux. Des fortifications de l’époque ne restent que quelques ruines. En lieu et place des châteaux subsiste le belvédère équipé de tables d’orientations. On y admire le plus beau panorama qui soit sur la vallée du Lot environnante.
La balade dans le village de Saint-Cirq-Lapopie est un concentré de charme. On y circule dans de petites rues étroites bordées de maisons à colombages, toutes ornementées de briques ou de pierres. Pas moins d’une dizaine d’entre elles sont classées aux Monuments historiques. En leurs rez-de-chaussée se tiennent de petites échoppes qui font l’animation tout comme au Moyen-Âge. Chaque ruelle converge vers la place du Sombral où siège l’Office du Tourisme. L’enfilade des boutiques est entrecoupée de petites terrasses ombragées où restaurants et cafés assurent l’accueil. Tout est intime à Saint-Cirq-Lapopie, et le fleurissement délicat des rues comme des cours intérieures accentue le charme envoûtant de la cité médiévale.
Au pied du vertigineux rocher de Lapopie se trouve l’église fondée au XIIe siècle. Elle se distingue par sa tour-clocher de forme carrée et son tourelle d’escalier qui dominent village et vallée du bord de la falaise. Reconstruite au XVIe siècle, elle ne conserve de la période romane que son abside et quelques vestiges de fresques. L’intérieur compte quelques autels votifs. L’un d’entre eux est consacré à Saint Cirq, le plus jeune martyr de l’histoire chrétienne qui conféra son nom à la localité. Au XXe siècle, la renommée de Saint-Cirq-Lapopie attira plusieurs personnalités dont André Breton, Man Ray ou encore Max Ernst. Quelques lieux de culture valorisent aujourd’hui le site : les Maisons Daura qui abritent des Résidences Internationales d’Artistes ; le petit musée du Safran ; le musée Rignault. Visiter Saint-Cirq-Lapopie c’est entrer dans un charme inoubliable qui se résume en quelques mots d’André Breton : « Saint-Cirq-Lapopie a disposé sur moi du seul enchantement : celui qui fixe à tout jamais. J’ai cessé de me désirer ailleurs. ».
Le bonus Occitanie Secrète
Pour apprécier la balade à Saint-Cirq-Lapopie, nous recommandons d’y adjoindre la croisière sur le Lot qui permet d’admirer le site depuis la surface paisible du fleuve et de découvrir l’environnement campagnard qui l’entoure.
Curiosité à visiter alentour :
○ Grotte de Pech Merle
La balade à Saint-Cirq-Lapopie
| Altitude min/max : 172 m/254 m Longueur balade : 1,20 km Dénivelé cumulé : 100 m Durée moyenne : 3h00 (avec pauses) |
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La citadelle de Rocamadour
Classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, la citadelle de Rocamadour est l’une des étapes majeures du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Exceptionnelle par son architecture et son implantation elle figure également aux catalogues des Grands Sites Nationaux et des Grands sites Midi-Pyrénées.
| Département : Lot (46) Direction : Rocamadour Départ : parking du Château |
Édifiée sur une falaise au cœur du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, la citadelle de Rocamadour domine la vallée de l’Alzou depuis l’époque médiévale. L’origine du nom de Rocamadour est incertaine. L’approche historique le suppose formé sur l’appellation archaïque de Rocamajor, qui désigne un abri sous roche de taille majeure. L’hypothèse est assez logique : les creusements naturels du site servirent d’habitat dès la préhistoire. Dans le récit religieux du XIIe siècle le nom revêt une autre origine : il daterait de 1166, année où fut exhumé de la falaise le corps intact d’un ermite baptisé Amadour. C’est à l’endroit même de la découverte que fut édifiée la Chapelle Notre-Dame qui abrite la célèbre Vierge Noire. La réputation miraculeuse de Rocamadour grandissant durant tout le XIIe siècle, la « citadelle de la Foi » devint un haut lieu de pèlerinage qui compta jusqu’au roi Saint-Louis parmi ses visiteurs.
L’ensemble architectural est suspendu en ciel et terre sur une paroi de 150 mètres de hauteur. Il est étagé sur trois niveaux : le château et ses fortifications qui dominent la falaise, la cité religieuse située à mi-hauteur et la grande rue bordée de maisons médiévales et d’échoppes au niveau inférieur. Cet étagement est hérité de l’organisation sociale du Moyen Âge : noblesse à l’étage supérieur, clergé au centre de la cité et monde laïque au niveau le plus proche de la vallée. Pour desservir cette organisation verticale, deux ascenseurs équipent aujourd’hui le site : l’ascenseur incliné dont la gare supérieure se situe sur le parking du château et l’ascenseur vertical qui navigue entre la rue inférieure et l’entrée du chemin de croix. L’accès à la cité de Rocamadour est exclusivement pédestre. De nombreux parcs de stationnement sont établis tout autour du site, au niveau inférieur comme au niveau supérieur.
La balade dans la citadelle de Rocamadour peut s’effectuer depuis le haut ou depuis le bas. La voie basse emprunte les portes fortifiées du niveau inférieur et débute par la rue centrale bordée de commerces. À l’opposé, le départ depuis le parking du château mène d’abord à la cité religieuse après avoir descendu le chemin de croix. Cette voie offre quelques intérêts paysagers sur la vallée et la citadelle en contrebas. La structure en étages permet de bien distinguer les différentes étapes de la visite. Elle s’avère panoramique en partie supérieure, intimiste au cœur des sanctuaires, animée sur la rue commerçante du palier inférieur. Le complexe religieux est le cœur de la balade et forme l’ensemble architectural le plus spectaculaire. Il se compose d’un palais abbatial, d’une basilique et de sept chapelles. Il est relié à la rue centrale par un escalier monumentale de 216 marches que les pèlerins montaient rituellement à genoux pour faire pénitence. Le style actuel du palais abbatial se distingue du style médiéval environnant par ses formes néo-gothiques et romantiques revisitées au XIXe siècle.
Quelle que soit l’entrée choisie, la balade dans la citadelle de Rocamadour n’est complète qu’à condition d’en parcourir les trois étages. Malgré la déclivité et le dénivelé, le cheminement ne présente aucune difficulté, d’autant qu’il s’accompagne de nombreuses pauses. La fréquentation par contre peut s’avérer assez dense, la citadelle de Rocamadour recevant près d’un million et demi de visiteurs par an. Pour l’anecdote gastronomique, on retiendra que Rocamadour a conféré son nom à un petit fromage de chèvre réputé dont l’appellation d’origine est protégée. Il est possible d’en apprécier les accommodements gastronomiques au restaurant Jehan de Valon qui est la table que nous y recommandons dans notre Occitanie Secrète.
La balade dans la citadelle de Rocamadour
| Altitude min/max : 170 m/265 m Longueur balade : 3 km Dénivelé cumulé : 415 m Durée moyenne : 3h30 (avec pauses et visites) |
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Du lac de Saint Ferréol à Peyrebazal
Implanté en balcon au-dessus du lac, la balade de Saint Ferréol à Peyrebazal offre un point de vue panoramique remarquable sur le lac et les collines du Lauragais.
| Département : Haute-Garonne / Tarn Direction : Saint Ferréol Départ : avenue Paul Riquet |
Situé au-dessus de Revel, le lac de Saint Ferréol est un lieu de loisir et de villégiature très prisé. À la belle saison sa fréquentation est assez dense. Les loisirs y sont variés et l’on peut y pratiquer la baignade comme la pêche. Le plan d’eau lui-même a une valeur historique : issu des travaux engagés par Pierre-Paul Riquet au XVIIe siècle, il a fonction de recueillir les eaux de la Montagne Noire pour alimenter le canal du Midi. Depuis ce site très attractif il est également possible de faire quelques balades sur les reliefs qui l’entourent. L’une d’entre elles permet de grimper de Saint Ferréol à Peyrebazal qui culmine sur une hauteur panoramique d’environ 600 mètres d’altitude.
La balade démarre en empruntant le cheminement forestier qui surplombe la berge nord-est du lac de Saint-Ferréol. Elle se déroule en deux boucles qui permettent d’explorer différentes ambiances de la Montagne Noire. La première séquence emprunte un petit sentier à flanc de colline. Il s’enfonce dans un sous-bois arbustif et suit le cours du Laudot, petit ruisseau torrentueux qui alimente le lac. On longe également à cet endroit la Forêt de l’Aiguille située sur le versant opposé. Le trajet est tout le long engagé sur le registre de la montée. Au fur et à mesure que l’on gagne en altitude, l’environnement devient changeant et l’on parvient au bout du chemin sur une lande bordée d’une forêt de résineux. C’est le point d’articulation avec la seconde séquence de la balade.
Le cheminement s’engage dès lors dans les bois, typiques des ambiances forestières de la Montagne Noire. La progression se fait sans difficulté, l’altitude étant relativement constante sur ce trajet. Les zones buissonnantes sont parfois denses et il n’est pas impossible d’y croiser quelques animaux sauvages comme les biches ou les chevreuils. Au sortir de la forêt on retrouve un chemin de landes qui contourne un calvaire implanté sur le point culminant de la balade. La vue à cet endroit domine le site. Un panorama imprenable sur tout le Lauragais et le bassin de Saint Ferréol en contrebas forme le clou du spectacle.
La balade en détail
| Altitude min/max : 357 m/604 m Longueur balade : 13 km Dénivelé cumulé : 560 m Durée moyenne : 4h10 |
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Du lac de Saint Ferréol au Roc de l’Aze
Très fréquenté pour la qualité de son site, le lac de Saint Ferréol est aussi le point de départ d’une balade panoramique sur les contreforts de la montagne Noire.
| Département : Haute-Garonne / Tarn Direction : Saint Ferréol Départ : avenue Paul Riquet |
Le lac de Saint Ferréol se situe à cheval sur les territoires du Tarn et de la Haute-Garonne, au pied de la montagne Noire. Les agréments du plan d’eau en font un site très fréquenté. De nombreux hôtels, restaurants et campings assurent tout autour l’accueil et l’animation. Une promenade plaisante est aménagée en périphérie du plan d’eau. Elle permet d’en effectuer le tour sur un parcours boisé bien entretenu. Mais les premiers reliefs de la montagne Noire sont aussi le cadre de balades qui permettent de s’éloigner des zones fréquentées. La montée vers le roc de l’Aze qui culmine à 620 métres au-dessus du lac en est une occasion.
La balade débute en longeant le lac par sa rive est pour rallier une piste qui grimpe vers les crêtes. Le chemin, large et bien tracé, ne pose jamais de difficultés. Il se faufile entre bois de résineux et vastes clairières peuplées de genêts et fougères. Il croise quelques zones habitées très clairsemées et traverse parfois des séquences forestières plus sombres, typiques des sous-bois de la montagne Noire. L’accès à la crête est progressif. Lorsque l’on y parvient le panorama jusqu’à lors occulté par les vallonnements et les forêts dévoile son étendu.
L’intérêt de la balade tient à la fois à son caractère bucolique et à sa vue imprenable sur le Lauragais et les sommets lointains de l’Ariège. On trouvera d’ailleurs sur le parcours une table panoramique permettant de repérer les sites majeurs visibles de l’endroit. Sans difficulté particulière la balade est cependant conséquente en longueur et le retour vers le lac demande un tout petit peu de réserve et d’entraînement. Le parcours final aboutit sur la rive ouest du plan d’eau, au niveau de la longue digue conçue au XVIIe siècle par Pierre-Paul Riquet. De cet endroit, l’option se présente de contourner le lac par l’une ou l’autre rive afin de rallier le point de départ. Quelle que soit la voie choisie, chacune permet de conclure la balade par un contournement plaisant du beau lac de Saint Ferréol.
La balade en détail
| Altitude min/max : 328 m/628 m Longueur balade : 18 km Dénivelé cumulé : 530 m Durée moyenne : 4h30 |
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La balade du lac de Saint Ferréol au Roc de l’Aze
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Le désert de Saint Ferréol
Le désert de Saint Ferréol est un lieu étrange qui se présente comme un causse dénudé au cœur des étendues forestières de la Montagne Noire.
| Département : Tarn (81) Direction : Dourgne Départ : allée Saint Stapin |

L’Occitanie se distingue par la variété de ses paysages. Les territoires intérieurs en sont exemplaires : aucun pays ne ressemble à son voisin et chaque département est doté d’un paysage singulier. Si l’Occitanie est une terre de contrastes, le désert de Saint Ferréol en est la démonstration. Situé sur les contreforts de la montagne Noire qui tire son nom du vert sombre de ses forêts, le désert de Saint Ferréol s’en distingue par son caractère dépouillé et rocailleux.
La balade qui y conduit démarre à Dourgne, petit village dominé par des crêtes de 550 m de hauteur couronnées d’un calvaire. L’altitude annoncée est modérée mais la déclivité assez forte engage la promenade sur un registre un peu sportif. La montée vers le désert de Saint-Ferréol s’effectue sur un chemin assez large dans un environnement de moyenne montagne. Elle traverse des éboulis de schistes qui alternent avec des séquences de zones forestières plutôt riches en flore. L’ascension conduit progressivement vers des pâturages en crête. La progression sur le plateau se poursuit sans effort en suivant un fléchage qui mène à travers les prés jusqu’au désert de Saint Ferréol. La direction indiquée est celle de la Capelette, nom local donné à la chapelle édifiée à l’entrée du site.
Parvenu auprès du petit édifice religieux, on comprend que le panorama est le clou du spectacle, la chapelle se trouvant érigée sur un belvédère situé à 533 m d’altitude. Après avoir parcouru l’étendue des landes, des rochers et des herbes rases qui forment le désert, la vue plonge sur la vallée où elle embrasse des dizaines de kilomètres. Du promontoire où se tient la chapelle, on admire une succession de villages qui s’étirent du Lauragais jusqu’aux alentours de Castres, avec pour fond de scène les reliefs bleutés au-delà desquels se devinent les villes de Graulhet, de Lavaur ou de Toulouse.
Sur le désert de Saint Ferréol le temps passé se partage entre contemplation et déambulation sur la lande. Lorsque vient le moment du retour, deux options se présentent : soit refaire le chemin inverse, soit dévaler le petit sentier assez abrupt qui va de la Capelette jusqu’à Dourgne. Les conditions du terrain détermineront le choix le plus adapté, l’option du sentier, bien que plus courte, n’étant conseillée que par temps sec compte tenu de sa forte déclivité.
La balade sur le désert de Saint Ferréol
(version aller-retour)
| Altitude min/max : 270 m/595 m Longueur balade : 11 km Dénivelé cumulé : 560 m Durée moyenne : 3h30 (avec pause) |
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